jeudi 9 janvier 2014

Max Jacob : 70e anniversaire de sa disparition le 5 mars 1944

Max Jacob peint par Modigliani (1916)
Pour commémorer les 70 ans de la disparition de Max Jacob, le 5 mars 1944, le Mémorial de la Shoah organise plusieurs événements :
Jeudi 6 mars, à 19 h, une rencontre à l'auditorium Edmond J.Safra à Paris (17, rue Geoffroy-L'Asnier, 75004), en présence de Géraldi Leroy, professeur émérite de littérature à l'université d'Orléans, Patricia Sustrac, présidente de l'association des Amis de Max Jacob, et Alexander Dikow, enseignant-chercheur de l'université Virginia Tech (Etats-Unis). Soirée animée par Pascal Ory, historien, professeur à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Suivra une lecture de textes de Max Jacob par Roland Bertin, sociétaire honoraire de la Comédie Française. Entrée libre sur réservation (01.53.01.17.09).
Dimanche 9 mars, au Mémorial de la Shoah à Drancy, à 15 h, lectures par Roland Bertin, et à 16 h, projection de "Monsieur Max" de Gabriel Aghion (2006).

Max Jacob, arrêté le 24 février 1944 par la Gestapo, figure du Paris artistique de l'entre-deux-guerres, subira avec sa famille toutes les persécutions antisémites. Il témoigna dans son Journal de guerre.
Il porta l'étoile jaune.
Poète et romancier, Max Jacob est né à Quimper en 1876. A Montmartre, il fréquente Picasso, Braque, Matisse, Apollinaire et Modigliani.
Né juif mais converti, il se fera baptiser à 40 ans, avec Picasso comme parrain. En 1909, sur le mur de sa chambre au 7 de la rue Ravignan, le Christ lui était apparu...
A partir de 1936, il se retire à l'abbaye bénédictine de Saint-Benoît-sur-Loire. C'est là qu'il sera arrêté par la Gestapo d'Orléans le 24 février 1944. Il mourra d'épuisement au camp de Drancy, le 5 mars 1944, en dépit des interventions de ses amis Cocteau et Sacha Guitry.
L'an dernier, "La face cachée de l'étoile jaune" lui consacra cet article.

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